La pénurie de logement ? C’est fini !

Qu’importe la source (SCHL, institutions financières, Statistique Québec ou autres), les données convergent toutes vers la même réalité.

Il y a des logements disponibles, ils ne sont tout simplement pas tous adaptés ou accessibles pour ceux qui en ont besoin.

Pour comprendre la situation, il faut regarder l'évolution des dernières années :

1️⃣ Le choc post-pandémie : ⬇️ moins de logement ⬆️ hausse du prix

🔻Le Québec a connu une hausse de + 55 % des coûts moyens de construction depuis la pandémie. 🧱

🔻Face à la hausse des taux d’intérêt et des matériaux (et les tarifs douaniers), les entrepreneurs ont délaissé les grands projets pour de plus petits moins risqués et plus rapides à livrer. 🏢>🏬>🏣

🔻Des municipalités ont même imposé des moratoires sur les nouvelles constructions faute d'infrastructures adéquates.💧

🔻Boom démographique temporaire : En septembre 2023, la population canadienne a bondi de 1,2 million de personnes (+2,9 %, un record depuis 1957).🧑‍🧒🧑‍🧒‍🧒🧑‍🧑‍🧒🧑‍🧑‍🧒‍🧒

▶️ Résultat temporaire : Moins de mises en chantier, explosion de la demande et forte pression sur les loyers. 💸

2️⃣ En 2025 : explosion de l'offre

Contrairement aux idées, la construction a repris et les projets initiés ces dernières années sont arrivés sur le marché :

🔻En 2025, environ 42 000 logements locatifs ont été mis en chantier au Québec (presque le double de 2023), dont 23 000 juste dans la région de Montréal. 🏗️

🔻Le taux d'inoccupation provincial est passé de 1,8 % en 2024 à 2,7 % en 2025☝️(le taux d'équilibre d'un marché sain se situant à ~ 3 %).

🔻Au centre-ville de Montréal 🏙️, le taux de vacance a monté à 6,4 %. Pour les immeubles récents (moins de 3 ans), il a atteint carrément 8-9 %. C’est incroyable.

🔻Toujours à Montréal, le loyer demandé pour un logement vacant de 2 chambres a baissé de 1 % en 2025. 📉

3️⃣ Ralentissement de la demande (2025-2026)

Au même moment où l'offre explose, la demande s'effondre :

🔻Selon l'Institut de la statistique du Québec, la province pourrait perdre 167 000 résidents d’ici 2030 ✈️. Moins d’immigrants, étudiants et résidents temporaires. À Montréal, on enregistre d'ailleurs presque 2 départs pour 1 arrivée depuis la pandémie. 🔄

🔻La hausse du chômage chez les jeunes et l'augmentation du coût de la vie retardent la formation de nouveaux ménages (les jeunes restent plus longtemps chez leurs parents ou en colocation).

4️⃣ Le vrai problème : Un marché saturé de logements inadaptés

S'il y avait une "pénurie" de logements pure et simple, comment expliquer les 25 000 logements vides sur l’île de Montréal en 2025 ? Pas vacants, mais vides pendant toute l’année 2025 selon Hydro-Québec (soit 2,6 % des adresses résidentielles).

🔻On construit beaucoup trop de studios et de 3.5. Les contraintes du Code de construction (obligation d'avoir 2 issues par chambre, exigences incendie, ascenseurs, escaliers de secours) poussent les promoteurs à rapetisser les surfaces pour rentabiliser leurs projets. Les familles ne trouvent rien d'adapté. 📕🤏🤷‍♂️

🔻Beaucoup de condos neufs ou récents sont tout simplement trop chers pour le budget de la population. 📈💰

🔻Entre les délais interminables d'obtention de permis, les litiges d'entrepreneurs, la spéculation, l'impact de la "clause G" du bail qui pousse certains propriétaires à garder des logements vides et les résidences secondaires, le parc immobilier existant est mal optimisé. ⚖️ ⏳💵 📄

En conclusion

Dire qu'il y a une "pénurie de logements" est inexacte 🛑

Les chiffres de 2025 prouvent que les logements sont là. Le produit construit ne correspond simplement plus aux besoins des Québécois.

Nous ne manquons pas de toits, nous manquons de logements de grandes tailles adaptés à la réalité économique et démographique du Québec. Le débat est là. 🎯

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